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Situation mondiale -1
par Mireille Forget le 2020-11-04

Covid-19 : Non nous ne sommes pas perdus, nous avons accumulé des données! ou ce qu'on a appris et ce que l'on peut faire pour améliorer les choses


Génétique

Ce détestable nouveau virus est apparu à Wuhan fin novembre dernier.  Il y a 2 possibilités: il est d'origine naturelle ou il s'est évadé du centre de recherche installé dans cette ville.  

Son génome a été cartographié en janvier et la majorité des savants pensent qu'il est d'origine naturelle.  Depuis, il a muté au moins 14 fois et peut-être le fait-il encore.  

Les scientifiques ont des vaccins qui pourraient être disponibles au début de 2021 mais, si on sait qu'ils sont sans danger, on ne peut pas encore dire qu'ils soient efficaces...  Notons qu'ils ont été produits à partir du virus original et personne ne sait s'ils seront encore efficaces sur les nouvelles souches.  Mais, les modifications naturelles du virus sont minimes alors, on a espoir.


Dispersion mondiale

En octobre, au moment d'écrire ces lignes, il y avait 37,5 millions de cas recensés dans le monde dont 7.762.546 aux USA et 7.120.538 en Inde.  Puis viennent la Russie, la Colombie, l'Argentine et l'Espagne, le Pérou, le Mexique et la France.  

Si on reprend le classement par 100.000 habitants, les USA arrivent en 10e position et le Canada vers la 65e position. Ce sont les pays arabes ou d'Amérique du Sud qui occupent les 9 premières positions. 

Pour ce qui est des décès, on dénombrait 1.076.705 de morts pour une population mondiale totale de 7.794.799.091 ce même jour.


D'après Wikipedia

La population mondiale est le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 

  • 7,8 milliards en mars 2020 alors qu'elle était de 
  • 7 milliards en 2011, 
  • de 6,1 milliards en 2000, 
  • entre 1,6 et 1,8 milliard en 1900.  
  • on l'évalue entre 0,8 et 1,1 milliard en 1800 
  • et de 600 à 679 millions d'habitants vers 1700.

On voit donc que les choses se sont vraiment accélérées depuis l'an 2000.  Et le réchauffement planétaire suit la même courbe. 

Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale plus ou moins importante de l'indice de fécondité.

En 2016, on a estimé que la population humaine mondiale augmente de 246.000 habitants par jour, résultat égal à la différence entre les 403.000 naissances et les 157.000 décès estimés par jour sur Terre, ce qui représente une hausse de 90 millions de personnes par an.  C'est très difficile à dire mais on voit facilement que le vrai problème, c'est qu'il y a trop de monde.

Le taux annuel de la croissance démographique de la population mondiale est de 1,2%. Et, en 2014, on évaluait qu'environ 54% de la population mondiale vivait en milieu urbain.

La population mondiale continue de croître à une vitesse folle et le virus ne semble pas y changer grand chose.  Pour la covid-19, on observe qu'il  y a plus de peur que de mal - universellement parlant, mais pour l'humanité le compte à rebours est toujours en marche.


Les vraies mauvaises nouvelles

De ces 7,8 milliards de personnes, 

  • 60% vivent en Asie, 
  • 16% en Afrique, 
  • 9,8% en Europe. 
  • 8,6% en Amérique latine et aux Caraîbes, 
  • 4,8% aux USA et au Canada 
  • et un faible 0,5% en Océanie.

Pourtant, si on regarde le niveau d'émission de carbone uniquement lié à la production d'énergie en 2017 : 

  • La Chine en produisait 28,2%, 
  • les USA 14,5%, 
  • l'Inde 6,6%, 
  • la Russie 4,7% 
  • et le Canada venait en 9e position avec un 1,7% en partie lié à notre production de pétrole et de gaz.  

Suivent après l'Allemagne, la Corée du Sud et l'Iran.  Tous des pays industrialisés et bien développés ou producteurs de pétrole ou de gaz de schiste...  

Émissions de carbone pour produire de l'énergie par pays

  

Humanité vs vie sauvage

Non seulement la population mondiale s'accroit mais les gens veulent toujours consommer plus de voitures, de steak, d'eau, de voyages et vivre ce qu'on appelle le rêve américain.  

«Aujourd'hui, les animaux sauvages ne représentent plus que 4% de la biomasse totale des mammifères de la planète.  Les humains en composent 36% et les animaux d'élevage 60%.  Il existe pourtant plus de 5.000 espèces de mammifères.  

Voyez-vous ce déséquilibre délirant que nous avons créé?» écrit le journaliste français Aymeric Caron dans son récent livre: «La revanche de la nature ou 27 solutions pour le monde d'après».  

Nourrir toute cette population exige une déforestation immense, qui se fait surtout dans des zones tropicales.  Partout la forêt recule pour faire place aux cultures qui vont servir à nourrir tous ces gens et tout ce bétail.  


Revenons aux maladies infectieuses

«En 2018, 1,5 million de personnes sont mortes de la tuberculose , le tabac tue 7 millions de personnes et l'alcool près de 3 millions annuellement.  La pollution provoque la mort de 12,6 millions de personnes et l'antibiorésistance (inefficacité des antibiotiques due à leur mauvaise utilisation) est responsable chaque année de 700.000 décès.» ajoute Aymeric Caron.

Lire la suite demain, c'est plus encourageant !





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