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C'est à mon tour d'être sur la sellette...
par Mireille Forget le 2021-02-24

Message de l'éditrice 

Aujourd'hui je vais vous parler un peu de moi. Un peu de ma jeunesse. 

Tenter de vous expliquer pourquoi l'inspiration m'amène toujours dans des sujets sérieux. Des sujets que beaucoup voudraient oublier à tout prix. Mais nous n'avons pas ce luxe, malheureusement. 

Alors que j'étais en troisième année du primaire, mon oncle Jean-Paul a demandé à mon petit frère ce qu'il voulait faire quand il serait grand. Je ne me souviens pas de ce qu'il lui a dit, mais j'ai voulu qu'il me le demande à moi, parce que moi, je le savais ce que j'allais devenir! Alors il l'a fait et j'ai répondu fièrement: je veux être un prêtre! 

Consternation dans la cuisine... Parce qu'à cette époque, il était évident que j'allais me marier et élever des enfants. Bon, mon rêve est tombé en miettes. On m'a gentiment proposé d'être religieuse mais non, merci. 

Vers 16 ans, l'année de mon secondaire, nous avions un entretien avec une orientatrice afin de déterminer où nous irions en septembre. Le test avait révélé que j'avais des aptitudes en psychologie (excluant le tact!) et en art. 

Je reviens à la maison toute fière, mon avenir tout déroulé devant moi. Autre déception : mon père refuse carrément de m'envoyer au cours classique. Comme j'insistais, il m'a asséné que mon frère me suivait de peu et qu'il aurait peut-être droit à des études, lui qui allait garder le nom. 

Mais, il me restait une possibilité: l'École des Beaux-Arts. C'était envisageable côté coût. Nous étions 400 postulants à passer les entrevues et ils en acceptaient 100 dont 90% provenaient du cours classique. J'ai été acceptée et obtenu un baccalauréat en design et communication après 5 ans d'études. Et j'ai passé mes vacances d'été à travailler 40/43 heures par semaine dans une pharmaceutique à emballer des pilules, ce qui m'a permis de payer mes frais d'inscription et mon matériel. 

Puis, la vie a passé et j'ai pris la relève de Robert Legendre au journal des Aulnaies. Au début, j'étais assez craintive, n'osant trop prendre position. Ça s'est amélioré après 20 ans... 

Aujourdhui, je m'intéresse à tout et me renseigne beaucoup, comme tout bon journaliste. J'ai effectivement une préférence pour les sujets sérieux et je suis de près ce qui se passe dans le monde sur les médias et internet. 

Et encore plus depuis la pandémie alors que je n'ai plus d'événements et d'activités à couvrir. Ça me manque beaucoup. Vous me manquez beaucoup. Vous êtes présents dans mes pensées, vous orientez mes recherches sur les faits, les événements, l'évolution de nos collectivités. Je suis toujours admirative de l'adaptabilité et de la résilience dont vous faites preuve. 

Et, en passant, c'est moi qui ai donné à mon papa ses petits Forget... 


Mireille Forget 



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